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Rivière du Lièvre - Portrait et diagnosticTerritoireLe bassin versant de la rivière du Lièvre est un sous-bassin de la rivière des Outaouais et couvre un vaste territoire d’une superficie de 9 544 km2. Le lac à la tête du bassin versant est le lac Head, situé à l’extrême nord du bassin versant. Ce lac et ceux environnants constituent la source de la rivière du Lièvre, qui débute au lac Orthès puis s’écoule vers le sud sur une distance de 330 km, pour se jeter dans la rivière des Outaouais à la hauteur du secteur Masson-Angers de la ville de Gatineau. Le territoire que draine le bassin versant de la rivière du Lièvre chevauche :
Géologie, topographie et dépôts de surfaceLe bassin versant de la rivière du Lièvre se situe majoritairement dans la province géologique de Grenville, qui fait partie de la région physiographique du Bouclier canadien. Le restant, soit une bande de 2 à 4 km de largeur au sud du bassin et correspondant aux abords de la rivière des Outaouais, est situé dans la province géologique de la Plate-forme du Saint-Laurent, qui fait partie de la région physiographique des Basses-Terres du Saint-Laurent. Ces dernières sont caractérisées par un relief de basse altitude (45-149 m) et des pentes faibles (0 à 5 %). Le relief y est formé de plaines et de terrasses unies et légèrement ondulées. En allant vers le nord, l’altitude augmente progressivement. Le Bouclier canadien présente quant à lui une topographie très diversifiée, comprenant plateaux, collines, dépressions et massifs. Le sommet le plus élevé du bassin versant est le mont Sir-Wilfrid, près de Mont-Laurier, avec une altitude de 755 m.
Dans le sud du bassin versant, la Mer de Champlain, présente il y a environ 13 000 ans, a recouvert le territoire de dépôts argileux, le rendant plus propice à la pratique de l’agriculture. Dans le nord du bassin versant, le territoire est majoritairement recouvert de dépôts glaciaires et fluvio-glaciaires sablonneux formant des sols pauvres, associés souvent à un relief accidenté et à une pierrosité importante. Climat et domaines bioclimatiquesLe bassin versant de la rivière du Lièvre est dans la zone de climat continental humide. Au sud, le climat est très clément et passe à un climat froid et humide dans la partie nord du bassin versant. Sous l’influence de ce gradient de climat, le type de végétation dominante change du sud vers le nord. Ainsi, la végétation passe successivement par cinq domaines bioclimatiques : l’érablière à caryer cordiforme, l’érablière à tilleul, l’érablière à bouleau jaune, la sapinière à bouleau jaune et la sapinière à bouleau blanc. HydrographieLa rivière du Lièvre comporte plusieurs tributaires dont les plus importants sont la rivière Mitchinamecus, la rivière Kiamika et la rivière du Sourd. De multiples ruisseaux et plus petites rivières complètent le réseau hydrographique de la rivière et de son bassin versant. Fait particulier, à partir du barrage Rhéaume situé à Gatineau (secteur Masson-Angers), la rivière du Lièvre est canalisée dans un tunnel de 1,6 km de long, sous terre, jusqu’à la centrale hydroélectrique de Masson. La rivière refait ensuite surface et retrouve son lit initial en aval de la prise d’eau de la papetière Papier Masson (compagnie Papiers White Birch), un peu avant son embouchure. Le territoire du bassin versant comprend 3 768 lacs; les plus importants en superficie sont les réservoirs suivants :
Au moins 2,2 % du bassin versant est occupé par des milieux humides d’un hectare et plus. La présence de réservoirs et de barrages sur la rivière du Lièvre lui confère la particularité qu’une partie de ses débits et de ses niveaux d’eau est contrôlée. Ce contrôle se fait d’abord pour prévenir les situations extrêmes (inondations et étiages), puis pour favoriser la production hydroélectrique, et ce, tout en respectant des balises pour la protection de la faune, l’amélioration de la navigabilité et le bien-être des riverains et villégiateurs. Sur la rivière du Lièvre, les débits et les niveaux d’eau sont mesurés à différents barrages, ainsi qu’à certaines stations localisées entre ceux-ci. Les données de débits et de niveaux peuvent être consultées en temps réel sur le site du Centre d’expertise hydrique du Québec : Pour les données de débits : Pour les données de niveaux :
Vous pouvez aussi consulter les sites suivants pour obtenir les débits et niveaux des cours d’eau par région, en plus d’obtenir les risques d’inondations. Qualité de l’eauSur la rivière du Lièvre, le flottage du bois a pris fin en février 1994. Depuis, la rivière est plus accessible et l’achalandage par les embarcations a nettement augmenté. La rivière du Lièvre compte deux stations d’échantillonnage, dont une est située au barrage de Mont-Laurier et l’autre au pont-route du secteur Buckingham de la ville de Gatineau. Pour la période de 2007 à 2009, la valeur de l’indice de la qualité bactériologique et physico-chimique (IQBP6) de 85 obtenue à la station d’échantillonnage de Mont-Laurier et de 92 à la station de Buckingham permet de classifier la qualité de l’eau de la rivière du Lièvre dans la catégorie « bonne », dans les deux cas. À l’été 2010, sept lacs et un cours d’eau ont été touchés par une efflorescence d’algues bleu-vert. Occupation humaineEn 2006, la population du bassin versant de la rivière du Lièvre était estimée à 45 969 habitants. Seulement 8 des 29 municipalités du territoire ont plus de 1 000 résidants dans le bassin versant. Les deux principales agglomérations sont la ville de Mont-Laurier et la ville de Gatineau (secteurs Buckingham et Masson-Angers). Les principaux secteurs économiques dans le bassin versant sont, du plus important au moins important, la foresterie, le récréotourisme et l’agriculture. ForesterieLe secteur forestier couvre près de 69 % de la superficie du bassin versant. On y retrouve des feuillus et des résineux d’essences variées, formant une ressource naturelle de qualité. Une grande partie de cette forêt est de tenure publique, et une partie importante de celle-ci se prête aux différentes coupes partielles, dont essentiellement la coupe de jardinage. La forêt privée, quant à elle, appartient à plusieurs milliers de propriétaires forestiers situés surtout dans la partie sud du bassin versant. AgricultureOn retrouve deux pôles où se concentre la majorité des producteurs agricoles. Le premier se situe entre les municipalités de Notre-Dame-de-Pontmain et Sainte-Anne-du-Lac et le deuxième entre Bowman et L’Ange-Gardien. Sur le territoire du bassin versant, 164 km2 (1,7 % du bassin versant) sont cultivés et en exploitation. L’activité agricole se caractérise principalement par la culture de plantes de fourrages et l’élevage de bovins de boucherie et de vaches laitières. Sur le territoire du bassin versant, aucune municipalité n’est en surplus de fumier, et chaque municipalité possède les superficies nécessaires pour disposer de l’ensemble des déjections animales produites sur son territoire, en respectant les dépôts maximums de P2O5 mentionnés dans la réglementation gouvernementale. IndustriesL’activité industrielle est implantée de façon ponctuelle sur le territoire. La majorité des industries est orientée vers la transformation ligneuse. Leur implantation est faite en fonction des sources d’approvisionnement, évitant ainsi le transport de la matière ligneuse sur de grandes distances. Dans la partie nord du bassin versant, on retrouve plusieurs scieries tandis que dans la partie sud, il y a une industrie de pâtes et papiers et une usine de chlorite et de chlorate de sodium. MinesSur le territoire du bassin versant, l’activité minière est caractérisée principalement par l’exploitation de substances minérales de surface, dont le sable, le gravier et la pierre architecturale. Deux types de minéraux industriels sont aussi extraits, soit le graphite (à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles) et le feldspath potassique (à Mulgrave-et-Derry). RécréotourismeDans le bassin versant de la rivière du Lièvre, le secteur récréotouristique est caractérisé par des activités de grande nature recherchées par les villégiateurs, les excursionnistes et les touristes de plus en plus nombreux. Le territoire est le support de nombreuses activités comme la chasse, la pêche, le canot, l’observation de la nature, la randonnée et la villégiature. Il y a aussi plusieurs équipements régionaux présents sur le territoire, soit des parcs, des réserves, des zones d’exploitation contrôlée (zecs), des pourvoiries et divers sentiers de tous types (motoneige, ski de fond, piste cyclable, randonnée, etc.). Milieux protégésVoici une liste de tous les milieux protégés dans le bassin versant de la rivière du Lièvre. Écosystèmes forestiers exceptionnels
Habitat d’une espèce floristique menacée ou vulnérable
Habitats fauniques
Réserves de biodiversité projetées
Réserve écologique Tapani Espèces menacées, vulnérables ou susceptibles d'être ainsi désignéesEspèce menacée (2010)
Espèces vulnérables (2010)
Espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (2010)
Espèces envahissantes ou nuisiblesIl n’y a pas de recensement exhaustif des espèces envahissantes ou nuisibles sur le territoire du bassin versant, mais il est fort probable que certaines espèces s’y retrouvent, dans un avenir plus ou moins rapproché.
Usages et rejets d'eauTreize réseaux municipaux de distribution d’eau potable s’approvisionnent dans le bassin versant. Il a été évalué que 31 722 personnes dans le bassin versant sont approvisionnées par un réseau municipal d’eau potable alors que 14 247 personnes utilisent un système de captation d’eau potable résidentiel (puits). Huit stations d’épuration municipales déversent leur effluent dans un cours d’eau du bassin versant. Il a été évalué que 28 709 personnes dans le bassin versant sont desservies par le réseau d’égout municipal, alors que 15 473 personnes utilisent une installation septique. BarragesOn dénombre 72 retenues d’eau dans le bassin versant de la rivière du Lièvre. Il peut s’agir de barrages ou de digues. On retrouve aussi sept centrales hydroélectriques :
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